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Commune à la fois au débouché de l'Indre dans
le Val de Loire et profondément insérée dans
la forêt de Chinon.
Paysages :
Sols peu favorables à la culture, mais sur les versants caillouteux,
arboriculture et viticulture. Les varennes de l'Indre sont régulièrement
inondées et ces grasses prairies, souvent appelées "Iles"
après avoir été appréciées des
éleveurs, se transforment actuellement en peupleraies. Les
étendues boisées de la commune s'étalent en une
longue langue de terrain vers le Sud, jusqu'à Cravant, face
à la Vallée de la Vienne
Archéologie :
De nombreux sarcophages mérovingiens ont été
trouvés sur la commune et au VIème et au VIIème
siècle, on y frappait monnaie les jours de marché
! Des noms de hameaux évocateurs : Quinçay (en Gaulois
: Bois-joli), Armentières (étable de gros bétail)
vraisemblablement centre d'élevage au milieu des prairies.
Un statère d'or gaulois, découvert au début
du siècle, prouve l'ancienneté de l'occupation des
lieux. Près d'Armentières, également, une butte
ressemble bien à un tumulus protohistorique.
La Poire Tapée :
En 1835, le village était présenté ainsi:
"Rivarennes, belle commune
se recommande par les poires
dites tapées
"
Ces poires séchées au four étaient tapées
à l'aide d'une "platissoire". Parfaitement déshydratées,
elles pouvaient ainsi se conserver pendant des années. Les
petits agriculteurs de la commune en tiraient une source de revenus
intéressant : ces fruits secs étaient vendus dans
les épiceries et exportés dans toute l'Europe du Nord.
Cette activité caractéristique de Rivarennes se prolongea
jusqu'au début des années trente, date de sa disparition.
Seuls restaient sur le plateau des dizaines de poiriers centenaires
Depuis 1987, l'association "La Poire Tapée" s'est
employée à redonner vie à cette production,
et grâce à l'association et surtout, aux artisans,
aux commerçants, Rivarennes est redevenue en ce début
de troisième millénaire le "VILLAGE DE LA POIRE
TAPEE".
Le chanvre :
Au lieu dit "la Grande-pièce", à l'ouest
du bourg, existent encore des "boires" où étaient
immergés les ballots de chanvre destinés au rouissage
et les tas de pierres qui servaient à les lester. Le chanvre
a en effet tenu une place importante dans l'activité économique
et dans le paysage agraire du début du siècle.
L'habitat est concentré au pied du coteau. Le bourg mérite
qu'on s'y arrête pour l'agencement de son bâti et son
calme.
Une faune particulière habite les bras de l'Indre où
vivaient, il y a peu de temps encore, des loutres. Les bras des
"Iles" sont favorables au brochet, à la perche
et au sandre
Entre Rivarennes et la commune de Saint-Benoit-le-Forêt, au
milieu d'une clairière se situe l'Abbaye de Turpenay, fondée
en 1187 (sans doute l'Abbaye de Thélème, citée
par Rabelais). Corps de Logis du XVème, murs du XIIème,
et demeure du XVIIème (site classé, propriété
privée).
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