"Renacium" au XIIème
siècle, village blotti près de son église, au
creux d'un affluent de l'Indre, puis délaissé au profit
des terres de varennes où l'habitat s'étala au pied
du coteau. En 1139, on note la suprématie de l'Eglise de Rigny
sur la Chapelle d'Ussé qui devait se trouver à l'emplacement
de l'Orangerie actuelle du Château. A la révolution,
Ussé devin le chef-lieu.
Paysages :
Au sud, un plateau très boisé ; au nord, une plaine
alluviale très cultivée. A droite du château,
l'Indre se divise en plusieurs bras, se séparant à nouveau
au niveau du moulin. La culture céréalière s'est
développée sur les varennes et les grèves du
lit de la Loire sont couvertes d'une végétation arborée.
Des vergers essentiellement dans le Val et des vignes en rebord de
plateau. L'habitat se répartit en deux alignements remarquables
au pied du coteau et au débouché du vallon de Rigny,
havre de calme et de verdure, où la vieille église contribue
largement au dépaysement. C'est de l'île Saint Martin
ou du vieux pont, que l'on a la plus jolie vue sur le Château
et les maisons du coteau.
Archéologie :
Peu de vestiges d'occupation du sol, l'espace au pied du coteau
étant très réduit. La curiosité archéologique
de la commune réside dans une vingtaine de petits tumulus
situés dans le parc à l'Ouest du Château. On
y a trouvé des poteries vernissées (XIVème
et XVème). Un très beau souterrain-refuge existe sous
le château. Le monument le plus ancien est celui de l'église
de Rigny ; construite sur l'emplacement d'une source, un puits se
trouve dans la croisée du transept. On la date de la fin
du XIIè, elle fut ensuite maintes fois remaniée. Fresques
du XVème ; autel de pierre du XVIIème. Le Roi Louis
XI, grand chasseur en forêt de Chinon, venait y prier.
Le Château d'Ussé :
Construit sur l'emplacement d'une forteresse connue en 1004. Jean
de Bueil, capitaine de Charles VII, commença la construction
du nouveau château : demeure de plaisance dans un ensemble
encore destiné à la défense. La tour ronde,
appelée Donjon, remonte à 1455. Puis fut édifié
le long corps de bâtiment, ensuite les deux ailes, en retour.
Enfin, l'aile septentrionale fut supprimée en 1659 pour ouvrir
la cour sur la vallée ; une terrasse fut construite qui reçut
ensuite un beau logis classique du XVIIème. Charles Perrault
se serait inspiré de cet ensemble architectural et des paysages
environnants pour décrire le Château de la Belle au
bois Dormant. La Chapelle fut achevée en 1538, aujourd'hui
dans un écrin de grands cèdres.
La terrasse aurait été conçue par Vauban et
Le Nôtre aurait travaillé sur le plan des jardins.
Chateaubriand serait venu plusieurs fois en visite, de 1818 à
1822, chez son amie la Duchesse Claire de Duras, propriétaire
depuis 1807.
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